[{"label":"Accueil","url":"https:\/\/www.pbo-dpb.ca\/fr"},{"label":"Analyses compl\u00e9mentaires","url":"https:\/\/www.pbo-dpb.ca\/fr\/additional-analyses--analyses-complementaires"},{"label":"Budget de 2025 : D\u00e9penses f\u00e9d\u00e9rales pour soutenir un investissement de 1000 milliards de dollars","url":"https:\/\/www.pbo-dpb.ca\/fr\/additional-analyses--analyses-complementaires\/BLOG-2526-012--budget-2025-federal-spending-support-1-trillion-in-total-investment--budget-2025-depenses-federales-soutenir-un-investissement-1000-milliards-dollars"}]

Budget de 2025 : Dépenses fédérales pour soutenir un investissement de 1000 milliards de dollars

Publiée le 21 janvier 2026

La présente note décrit les estimations du gouvernement concernant les dépenses fédérales prévues dans le budget de 2025, qui soutiennent un investissement de 1 000 milliards de dollars sur cinq ans.

Principales conclusions

  • Sur les 285 milliards de dollars de dépenses fédérales (comptabilité de caisse) destinées à appuyer un investissement total de 1 000 milliards de dollars, seuls 41,3 milliards de dollars correspondent à de nouvelles mesures présentées dans le budget de 2025, tandis que 243,7 milliards de dollars sont liés à des dépenses prévues qui étaient déjà en place avant le budget.

  • Le ministère des Finances du Canada estime que les nouvelles mesures d'un montant de 41,3 milliards de dollars présentées dans le budget de 2025 pourraient soutenir un investissement total de 165,8 milliards de dollars, selon les hypothèses de ratios de partage des coûts par secteur de programme. En se basant sur des hypothèses moins optimistes quant aux ratios de partage des coûts dans certains secteurs de programme, le DPB estime que ce même montant de 41,3 milliards de dollars pourrait soutenir un investissement de 126,4 milliards de dollars.

Dépenses fédérales pour appuyer un investissement de 1 000 milliards de dollars

Le budget de 2025 a instauré un nouveau cadre pour la déclaration d'investissement en capital fédéral. Selon ce cadre, le gouvernement a déclaré que, sur ses dépenses en capital prévues, « un montant d'environ 280 milliards de dollars (selon la comptabilité de caisse) est destiné à soutenir des tiers » et « mobiliseront des investissements totaux de plus de 1 000 milliards de dollars » de 2025-2026 à 2029-2030.

Les dépenses d'environ 280 milliards de dollars (285 milliards de dollars) sont calculées selon la définition du gouvernement d'un investissement en capital[^1], qui diffère de celle du DPB.[^2] Les 1 000 milliards de dollars (1 080 milliards de dollars) en investissements comprennent le soutien fédéral de 285 milliards de dollars, le cofinancement d'autres gouvernements et des investissements du secteur privé.

Le tableau 1 montre que la majeure partie des 285 milliards de dollars destinés à soutenir des tiers provient de dépenses prévues avant le budget.[^3] Les mesures du budget de 2025, d'un montant de 41,3 milliards de dollars, représentent 14 % des dépenses fédérales destinées à soutenir des tiers au cours de la période quinquennale de 2025-2026 à 2029-2030.

Le tableau 2 présente la répartition des dépenses fédérales destinées à appuyer des investissements de 1 000 milliards de dollars entre les principaux secteurs. Les programmes d'infrastructure, de logement et de développement industriel représentent 71 % des 285 milliards de dollars consacrés au soutien à des tiers. Ensemble, les mesures relatives aux infrastructures et au logement annoncées dans le budget de 2025 représentent plus de la moitié des nouvelles dépenses consacrées au soutien de tierces parties de 2025-2026 à 2029-2030.

« Mobiliser » des investissements de 1 000 milliards de dollars

Le tableau 3 présente les estimations du gouvernement concernant les investissements bénéficiant d'un soutien fédéral par secteur de programme. S’appuyant sur ces estimations, le DPB a calculé des ratios implicites de partage des coûts (inverse), qui varient de 2,1 pour le logement à 8,0 pour le développement industriel.[^4] Par exemple, un ratio de partage des coûts d’un tiers, où chaque dollar dépensé par le gouvernement fédéral s’accompagne de deux dollars provenant d'autres sources, donne un investissement total de trois dollars (c'est-à-dire un ratio inverse de partage des coûts de 3,0).

En se basant sur les hypothèses du ministère des Finances du Canada, le DPB estime que 914,2 milliards de dollars (85 %) des investissements sont liés aux dépenses pré-budgétaires, tandis que 165,8 milliards de dollars (15 %) sont liés aux mesures annoncées dans le budget de 2025. L'estimation d’un investissement total de 1 080 milliards de dollars sur cinq ans représente une estimation maximale, car elle suppose que l'aide fédérale sera entièrement utilisée dans les délais prévus.

Il est important de noter que les 1 080 milliards de dollars d’investissements estimés sur la période de 2025-2026 à 2029-2030 ne représentent pas l'impact économique cumulatif des dépenses fédérales destinées à soutenir de tierces parties.[^5] Notre analyse ne vérifie pas si ces investissements seraient réalisés sans le soutien fédéral ni si les dépenses fédérales destinées à soutenir des tiers pourraient supplanter (« évincer ») d'autres projets.

Le DPB a également examiné les hypothèses de partage des coûts implicites du gouvernement à l'aide de données historiques sur les programmes et a effectué une analyse de sensibilité sur les investissements estimés à 1 080 milliards de dollars dans le budget de 2025. En se basant sur des hypothèses moins optimistes pour les ratios de partage des coûts[^6] dans certains secteurs de programme, le DPB estime que les dépenses fédérales de 285 milliards de dollars pourraient soutenir des investissements de 896,1 milliards de dollars, soit 183,9 milliards de dollars de moins que l'estimation du budget de 2025. Sur les 896,1 milliards de dollars d'investissements, 126,4 milliards de dollars sont liés à des mesures annoncées dans le budget de 2025. Ce nombre reflète l'ampleur des investissements suggérés par les structures de partage des coûts plutôt que les investissements supplémentaires générés par les dépenses fédérales, car il suppose que chaque dollar d’aide fédérale se traduit par un coût total du projet plus élevé, sous réserve de la participation de partenaires externes.

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