L’objectif de 5 % fixé par l’OTAN nécessiterait 159 milliards de dollars en dépenses militaires de base d’ici 2035, selon le DPB
Le directeur parlementaire du budget (DPB) a publié aujourd’hui une analyse des répercussions financières liées à l’engagement de consacrer 5 % du produit intérieur brut (PIB) aux dépenses militaires d’ici 2035, comme le prévoit la cible fixée par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN).
Dans son budget de 2025, le gouvernement a déclaré que l’accélération des investissements mettra le Canada sur la voie du respect de l’engagement de 5 % pris envers l’OTAN d’ici 2035. Il n’a toutefois pas fourni de projections détaillées sur la manière dont la cible sera atteinte.
Dans le cadre de cet engagement, 3,5 % du PIB seront consacrés aux capacités militaires de base, et jusqu’à 1,5 % du PIB iront aux activités auxiliaires de défense et à la sécurité. Le gouvernement a indiqué que la composante auxiliaire devrait être financée par les plans de dépenses existants; cette analyse se concentre donc sur les dépenses de défense supplémentaires exigées pour atteindre la cible d’ici 2035. En l’absence de projections détaillées du gouvernement, le DPB a élaboré un scénario dans lequel les dépenses liées aux capacités militaires de base augmentent progressivement de 2 % du PIB en 2025 à 3,5 % en 2035.
Selon ce scénario, le respect de l’engagement pris envers l’OTAN exigerait de consacrer 159 milliards de dollars aux capacités militaires de base en 2035 2036 selon la méthode de la comptabilité de caisse, soit une hausse de 68,2 milliards par rapport au scénario de référence où les dépenses restent à 2 % du PIB. D’ici dix ans, cela représente une augmentation d’environ 33,5 milliards de dollars par an en dépenses de caisse supplémentaires.
Par rapport au scénario de référence, le DPB estime que ces hausses accroîtraient le déficit budgétaire de 63 milliards de dollars (1,4 point de pourcentage du PIB) en 2035 2036 et feraient augmenter le ratio dette PIB fédéral de 6,3 points de pourcentage.
« Cette analyse met en évidence l’ampleur de l’investissement nécessaire pour respecter l’engagement du Canada envers l’OTAN et les répercussions financières qui en découlent », a déclaré Jason Jacques, directeur parlementaire du budget par intérim.
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