Une faible croissance économique est à prévoir dans un contexte d’incertitude croissante, selon le DPB
Le directeur parlementaire du budget (DPB) a publié aujourd’hui ses Perspectives économiques et financières (PEF). Ce rapport fournit des prévisions de référence aux parlementaires pour les aider à évaluer les résultats économiques et financiers des politiques actuelles.
Le DPB prévoit que la croissance de l’économie canadienne en 2025 s’établira à 1,7 %, alors que l’incertitude et le ralentissement de la croissance démographique freineront les investissements des entreprises et les dépenses de consommation.
« À l’heure où les nouvelles politiques d’immigration du fédéral freinent la croissance démographique, nous nous attendons à un ralentissement de l’activité économique en 2025 et en 2026 », affirme le DPB, Yves Giroux. « De plus, l’incertitude croissante entourant les mesures commerciales est susceptible de freiner les dépenses des consommateurs et des entreprises à court terme. La baisse des taux d’intérêt, cependant, devrait contribuer à soutenir l’activité économique et, ainsi, atténuer progressivement le ralentissement économique. »
Les perspectives du DPB intègrent les données économiques allant jusqu’au 14 février et tiennent compte des nouvelles mesures annoncées par le gouvernement dans sa mise à jour économique de l’automne 2024. Pour l’exercice financier en cours, soit 2024-2025, le DPB prévoit que le déficit budgétaire diminuera à 50,1 milliards de dollars (1,6 % du produit intérieur brut ou PIB), alors qu’il était de 61,9 milliards de dollars (2,1 % du PIB) en 2023-2024.
Si aucune nouvelle mesure n’est présentée et que les mesures temporaires actuelles prennent fin comme prévu, le déficit devrait retrouver sa trajectoire descendante pour s’établir à 24,6 milliards de dollars (0,7 % du PIB) en 2029-2030.
« Si les politiques actuelles sont maintenues, le ratio de la dette fédérale au PIB devrait diminuer au cours de la période de projection pour atteindre 39,2 % en 2029-2030, ce qui reste bien supérieur à son niveau d’avant la pandémie, qui était de 31,2 % du PIB en 2019-2020 », ajoute M. Giroux.
Dans son rapport, le DPB mentionne les risques et les incertitudes liés à ses perspectives. Abstraction faite des risques liés aux droits de douane que les États Unis menacent d’imposer et des mesures de rétorsion, nous estimons que les risques qui pèsent sur nos prévisions économiques et financières de référence sont à peu près équilibrés.
Dans son évaluation des risques, le DPB a inclus un scénario de conflit commercial pour estimer les répercussions économiques d’éventuels droits de douane américains et de représailles canadiennes. Selon notre modélisation, de telles mesures entraîneraient un recul permanent du PIB réel du Canada d’environ 2 % à moyen terme, par rapport à un scénario de référence où aucun droit de douane ne serait imposé.
Citations
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À l’heure où les nouvelles politiques d’immigration du fédéral freinent la croissance démographique, nous nous attendons à un ralentissement de l’activité économique en 2025 et en 2026. De plus, l’incertitude croissante entourant les mesures commerciales est susceptible de freiner les dépenses des consommateurs et des entreprises à court terme. La baisse des taux d’intérêt, cependant, devrait contribuer à soutenir l’activité économique et, ainsi, atténuer progressivement le ralentissement économique.
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Si les politiques actuelles sont maintenues, le ratio de la dette fédérale au PIB devrait diminuer au cours de la période de projection pour atteindre 39,2 % en 2029-2030, ce qui reste bien supérieur à son niveau d’avant la pandémie, qui était de 31,2 % du PIB en 2019-2020.