De nouvelles prévisions font état d’une croissance plus faible et de déficits plus élevés, selon la directrice parlementaire du budget
Le Bureau de la directrice parlementaire du budget (BDPB) a publié aujourd’hui ses Perspectives économiques et financières (PEF). Ce rapport fournit des prévisions de référence aux parlementaires pour les aider à évaluer les résultats économiques et financiers des politiques actuelles.
Nos perspectives prennent en compte les données économiques allant jusqu’au 8 mai ainsi que les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement dans le Budget de 2025 et la Mise à jour économique du printemps de 2026.
« Le déficit budgétaire devrait s’établir en moyenne à environ 64 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, le ratio du service de la dette atteignant 13,1 % d’ici 2030-2031 », a déclaré Annette Ryan, directrice parlementaire du budget. « Nos prévisions de base sont globalement conformes à celles de la Mise à jour économique du printemps. Cela dit, les tests de résistance montrent que ces prévisions demeurent incertaines. »
La croissance de l’économie canadienne ralentit. En supposant que les droits de douane américains actuels soient considérés comme permanents, le BDPB prévoit une croissance du PIB réel de 1,1 % en 2026 et de 1,6 % en 2027. Les nouvelles mesures prévues dans le Budget de 2025 et dans la Mise à jour économique du printemps de 2026 entraînent une augmentation nette des dépenses de 68,4 milliards de dollars entre 2025-2026 et 2030-2031, ce qui exerce une pression supplémentaire sur les dépenses fédérales.
Le déficit budgétaire devrait passer de 36,3 milliards de dollars en 2024-2025 à 72,0 milliards de dollars en 2025-2026, la croissance modérée des recettes étant dépassée par celle des dépenses — ce qui s’explique en grande partie par la mise en place de nouvelles mesures. Selon les prévisions, les déficits devraient s’élever en moyenne à 4,6 milliards de dollars de plus par an que ce qui est prévu dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, en raison d’une baisse des recettes (notamment de l’impôt sur le revenu des particuliers) et d’une augmentation des dépenses de programmes, partiellement compensées par une diminution des frais de la dette publique.
Si aucune nouvelle mesure n’est adoptée et que les mesures temporaires expirent comme prévu, le déficit devrait reculer à 58,2 milliards de dollars d’ici 2030-2031, les recettes augmentant plus rapidement que les dépenses de programmes, une hausse partiellement compensée par l’augmentation des frais de la dette publique.
Les déficits demeurant persistants — avec une moyenne de 1,8 % du PIB sur la période de projection — le ratio de la dette fédérale au PIB devrait continuer de s’accroître, passant de 41,3 % en 2025-2026 à 42,5 % en 2030-2031. Ce ratio devrait rester globalement stable à moyen terme.
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Le déficit budgétaire devrait s’établir en moyenne à environ 64 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, le ratio du service de la dette atteignant 13,1 % d’ici 2030-2031. Nos prévisions de base sont globalement conformes à celles de la Mise à jour économique du printemps. Cela dit, les tests de résistance montrent que ces prévisions demeurent incertaines.
Directrice parlementaire du budget