Perspectives économiques et financières – Juin 2026
Le présent rapport fournit une projection de référence pour aider les parlementaires à évaluer les résultats économiques et budgétaires possibles dans le cadre des politiques actuelles.
Résumé
Le présent rapport fournit une projection de référence pour aider les parlementaires à évaluer les résultats économiques et budgétaires possibles dans le cadre des politiques actuelles. Les perspectives du BDPB prennent en compte les données économiques allant jusqu’au 8 mai ainsi que les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement dans le budget de 2025 et la Mise à jour économique du printemps (MEP) 2026.
Dans le cadre de notre projection de référence, nous supposons que les droits de douane et les mesures de rétorsion en vigueur en mai 2026 continueront d’avoir des répercussions économiques tout au long de la période visée. Cette hypothèse implique également que tout nouvel accord commercial avec les États-Unis serait moins favorable que l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), et aurait des répercussions économiques à peu près équivalentes à celles des droits de douane et des mesures de rétorsion actuelles.
Si les politiques restent les mêmes (selon la méthode de la comptabilité de caisse), les perspectives supposent que les dépenses de défense de base s’élèveront à 2,0 % du PIB en 2025-2026 pour atteindre 2,5 % d’ici 2030-2031. Il s’agit là d’une partie de la contribution promise par le Canada dans le cadre de l’engagement en matière d’investissements de défense de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), lequel consiste à investir 5 % du PIB d’ici 2035, dont 3,5 % pour les dépenses de défense de base et jusqu’à 1,5 % pour les dépenses connexes liées à la défense et à la sécurité.
Nos perspectives tiennent également compte des économies qui devraient découler de l’examen exhaustif des dépenses, conformément aux orientations définies par le gouvernement.
Le lecteur trouvera ci-dessous les grandes lignes des Perspectives économiques et financières (PEF) du BDPB. Des détails sont présentés aux annexes A à I.
Perspectives économiques
L’économie canadienne s’est montrée résiliente en 2025, le PIB réel ayant connu une croissance de 1,7 %, soutenue par une forte consommation des ménages, et ce malgré l’effet perturbateur des mesures commerciales et le contexte géopolitique incertain[^1]. La progression a été inégale au second semestre, s’établissant à 2,4 % au troisième trimestre pour ensuite afficher un recul de 0,6 % au quatrième trimestre. L’économie a entamé l’année 2026 dans un contexte d’incertitude commerciale persistante et de ralentissement de la croissance de la population, ce qui pèse sur les perspectives à court terme.
Les perspectives économiques se sont quelque peu affaiblies par rapport à notre projection de septembre, en raison du maintien des tensions commerciales et de l’incertitude accrue. Nous nous attendons à ce que la croissance demeure modérée en 2026, puis à ce que la situation se redresse progressivement, à mesure que rebondiront les exportations nettes après avoir atteint des niveaux très bas. Le contexte d’incertitude persistante risque de continuer à freiner les investissements des entreprises et les dépenses des ménages, tandis que le ralentissement de la croissance démographique limite l’expansion potentielle de la production à court terme.
L’économie canadienne devrait croître de 1,1 % en 2026, contre 1,3 % dans nos perspectives de septembre (tableau 1).
Les investissements des entreprises restent faibles, celles-ci reportant leurs projets d’expansion en raison du climat d’incertitude accru. Par ailleurs, les exportations autres que celles liées à l’énergie restent modérées, bridées par les droits de douane américains toujours en vigueur. Le conflit au Moyen-Orient a aussi entraîné une hausse des prix de l’énergie et des matières premières au début de l’année 2026. L’inflation devrait s’établir à 2,6 % en moyenne en 2026, les hausses des prix des matières premières compensant les pressions à la baisse liées à l’offre excédentaire et à la baisse des coûts du logement.
Étant donné que l’économie fonctionne en deçà de sa capacité productive et que l’inflation est alimentée principalement par la conjoncture énergétique et les fluctuations des taux de change plutôt que par une forte demande, la Banque du Canada devrait maintenir son taux directeur à 2,25 % tout au long de 2026. Il s’agit donc d’une autre année de détente monétaire par rapport à notre projection de septembre. À mesure que les perturbations de l’offre liées au conflit au Moyen-Orient s’atténueront et que l’inflation se rapprochera de l’objectif de 2 % fixé par la Banque du Canada, nous prévoyons que la Banque relèvera progressivement son taux directeur, pour le porter à 2,50 % à la mi 2027 et le ramener à son niveau neutre estimé de 2,75 % d’ici la fin de 2027.
En 2027, nous prévoyons un taux de croissance du PIB réel de 1,6 %, ce qui représente une baisse par rapport au taux de 1,8 % prévu dans nos perspectives de septembre. Cette croissance est portée par la reprise des investissements des entreprises, ces dernières recommençant à dépenser, ainsi que par l’augmentation de la consommation des ménages, la croissance des salaires dépassant l’inflation. Les investissements dans le logement résidentiel demeurent modérés tout au long de la période de projection, le nombre moyen de logements achevés s’établissant à environ 222 000 par an. Ce chiffre est nettement inférieur aux 290 000 logements nets achevés sur dix ans que l’analyse d’août 2025 du BDPB estimait nécessaires pour combler le déficit national de logements d’ici 2035. Nos perspectives tiennent également compte de l’évolution de la composition des dépenses fédérales, une part plus importante allant à la formation de capital, reflétant essentiellement la hausse des dépenses pour la défense.
Entre 2028 et 2030, nous prévoyons une croissance moyenne de 1,8 %, ce qui est légèrement supérieur à notre estimation de la croissance potentielle de la production (1,6 %) sur la même période. Les dépenses des ménages et les investissements des entreprises devraient être les moteurs de la croissance du PIB réel. Les exportations nettes devraient continuer à peser sur la croissance tout au long de la période de projection, les exportations de produits non énergétiques ne se redressant que progressivement, alors que les importations croissent sous l’effet de la demande intérieure. Nous estimons désormais que les politiques commerciales et l’incertitude entraîneront une baisse du niveau du PIB de 0,9 % d’ici 2030, contre 0,5 % dans nos PEF de septembre[^2].
Le marché du travail s’est affaibli, en phase avec le ralentissement général de l’économie. Le taux de chômage a légèrement augmenté pour atteindre 6,9 % en avril en raison de la baisse du nombre d’emplois et de l’augmentation de la population active, c’est-à-dire de la croissance du nombre de personnes à la recherche d’un emploi. Selon nous, le taux de chômage devrait se maintenir à peu près au niveau actuel jusqu’à la fin de l’année, puis baisser progressivement pour s’établir à 6,0 % d’ici la fin de la période de projection[^3].
Si l’on tient compte des révisions historiques, le PIB nominal – la mesure la plus large de l’assiette fiscale du gouvernement – devrait être, en moyenne, supérieur de 19,5 milliards de dollars par année au cours de la période 2026-2030 par rapport à nos perspectives de septembre[^4]. Cela s’explique par les prix plus élevés des produits de base et leur effet sur le déflateur du PIB, plutôt que par la croissance de l’activité économique réelle.
Perspectives financières
Les présentes perspectives financières tiennent compte des mesures annoncées dans le budget de 2025 et dans la Mise à jour économique du printemps 2026. Ensemble, ces mesures entraîneront de nouvelles dépenses (nettes) supplémentaires de 68,4 milliards de dollars sur la période allant de 2025-2026 à 2030-2031 par rapport à nos perspectives de septembre[^5]. Les perspectives tiennent également compte des économies qui devraient découler de l’examen exhaustif des dépenses, conformément aux orientations définies par le gouvernement.
Sur une base de comptabilité de caisse, les perspectives englobent des dépenses de défense de base représentant 2,0 % du PIB en 2025-2026, pourcentage qui devrait atteindre 2,5 % d’ici 2030-2031. Faute d’informations suffisantes, les perspectives ne tiennent pas compte de l’engagement pris par le gouvernement auprès de l’OTAN de porter les dépenses de défense à 3,5 % du PIB d’ici 2035. Nous supposons que les dépenses déjà prévues suffiront pour respecter l’engagement de consacrer un autre 1,5 % du PIB à des dépenses essentielles liées à la défense et à la sécurité.
Pour l’exercice précédent, soit 2025-2026, nous estimons que le déficit augmentera sensiblement, passant de 36,3 milliards de dollars (1,2 % du PIB) en 2024-2025 à 72,0 milliards de dollars (2,2 % du PIB), la croissance modeste des recettes étant dépassée par la croissance des dépenses, en grande partie en raison de la mise en place de nouvelles mesures (tableau 2).
En supposant qu’aucune nouvelle mesure ne soit mise en place et que les mesures en vigueur prennent fin comme prévu, le déficit budgétaire devrait diminuer pour s’établir à 58,2 milliards de dollars (1,5 % du PIB) d’ici 2030-2031, la croissance des recettes étant supérieure à celle des dépenses de programmes, mais partiellement compensée par l’augmentation des frais de la dette publique.
Le ratio du service de la dette (c.-à-d. le rapport entre les frais de la dette publique et les recettes totales) devrait passer de 10,5 % en 2024-2025 à 10,6 % en 2025-2026. Comme la dette fédérale croît plus rapidement que les recettes, le ratio du service de la dette devrait continuer de croître pour atteindre 13,1 % en 2030-2031. Par habitant, les frais de la dette publique devraient passer de 1 288 \$ en 2025-2026 à 1 885 \$ en 2030-2031, du fait de la faible croissance de la population et de l’augmentation de l’encours de la dette.
Le ratio de la dette fédérale au PIB devrait passer de 40,7 % en 2024-2025 à 41,3 % en 2025-2026, avant d’atteindre 42,5 % d’ici 2030-2031, en raison de déficits budgétaires persistants représentant en moyenne 1,8 % du PIB sur la période de projection (figure 1). Toujours sur la période de projection, la dette par habitant augmente, passant de 32 138 \$ en 2025-2026 à 38 943 \$ en 2030-2031, à un taux à peu près équivalent à celui du PIB nominal par habitant.
Comme nous l’avions indiqué dans nos perspectives de septembre, le ratio de la dette fédérale au PIB devrait rester stable à moyen terme.
Finances Canada
Statistique Canada
Bureau de la directrice parlementaire du budget
Finances Canada
Statistique Canada
Bureau de la directrice parlementaire du budget
Les données sont présentées par exercice financier (2025 correspond à l’exercice 2025-2026). La période de projection couvre les exercices 2025-2026 à 2030-2031.
Par rapport aux perspectives de septembre, les déficits budgétaires devraient être plus élevés de 2,7 milliards de dollars en moyenne pour la période allant de 2025-2026 à 2030-2031. Cette révision à la hausse est principalement attribuable aux nouvelles mesures annoncées dans le budget de 2025 et dans la Mise à jour économique du printemps 2026, lesquelles ajoutent en moyenne 11,4 milliards de dollars par année aux déficits anticipés au cours de la période de projection. Cette augmentation est en grande partie compensée par des recettes fiscales plus élevées, attribuables à la hausse des revenus tirés de l’impôt des particuliers et des sociétés, malgré une baisse des revenus de la TPS (tableau 3).
Par rapport à la MEP 2026, nous prévoyons des déficits budgétaires plus élevés, de l’ordre de 4,6 milliards de dollars par an en moyenne sur la période 2025-2026 à 2030-2031. Pour ce qui est des recettes, les recettes totales seraient en moyenne inférieures de 1,4 milliard de dollars par année par rapport aux projections de la MEP 2026, principalement en raison de notre projection d’un PIB nominal plus faible. L’écart le plus important concerne l’impôt sur le revenu des particuliers, dont les recettes seraient en moyenne inférieures de 2,4 milliards de dollars par année par rapport aux prévisions de la MEP, principalement parce que nous supposons une croissance des salaires et des traitements un peu plus faible[^6].
Au chapitre des dépenses, les dépenses de programmes devraient en moyenne dépasser de 4,2 milliards de dollars par année les prévisions de la MEP 2026. Cette hausse serait toutefois partiellement compensée par une réduction de 1 milliard de dollars par année des frais de la dette publique, principalement attribuable à notre projection légèrement moins élevée du rendement des obligations à 10 ans.
Les dépenses de programmes plus élevées sont attribuables aux dépenses de programmes directes (3,2 milliards de dollars par année, reflétant en grande partie des dépenses de fonctionnement plus élevées) et aux prestations pour les aînés (0,8 milliard de dollars par année), partiellement compensées par des dépenses moindres au titre des prestations pour enfants (0,8 milliard de dollars par année).
Dans le cadre des dépenses de programmes directes, les passifs éventuels ont pesé de manière significative sur les coûts ces dernières années, quoiqu’avec une forte volatilité d’une année à l’autre. Selon notre projection, en moyenne, les passifs éventuels sur l’horizon de projection devraient correspondre globalement à leur moyenne historique sur dix ans. La trajectoire de ces obligations reste néanmoins source d’incertitude, compte tenu de la forte variation des dépenses annuelles observée au cours des dix dernières années.
La différence au niveau des prestations pour les aînés reflète notre projection pour 2025‑2026, qui prévoit une augmentation des prestations proportionnelle à la croissance démographique et à l’inflation. La différence au niveau des prestations pour enfants reflète nos hypothèses en matière de croissance démographique et des salaires.
Les tendances récentes montrent des trajectoires de croissance atypiques pour les prestations pour les aînés et pour enfants. Pour 2025-2026, la MEP 2026 prévoit une croissance de 3,4 % des prestations pour les aînés, inférieure à ce que laissent présager les tendances démographiques et l’inflation, suivie d’un rebond marqué à 7,6 % en 2026-2027. Entre les exercices 2022-2023 et 2024-2025, les dépenses au titre des prestations pour enfants ont augmenté de plus de 15 %, en raison notamment de la hausse du nombre de bénéficiaires et d’une indexation des prestations supérieure à la normale. Le BDPB entreprendra des analyses supplémentaires concernant ces deux catégories de dépenses.
Risques et incertitude
Nos perspectives fournissent une projection de référence pour aider les parlementaires à évaluer les résultats économiques et financiers possibles dans le cadre des politiques actuelles (c’est-à-dire, selon une base de référence du « statu quo »). Si l’on fait abstraction des risques liés à la négociation d’un nouvel accord commercial avec les États-Unis, nous estimons que les risques pesant sur nos perspectives économiques et financières sont relativement équilibrés.
Principal risque de baisse : Ralentissement des investissements des entreprises
L’incertitude géopolitique et commerciale accrue pourrait retarder le redressement des investissements des entreprises. Si les conditions commerciales ne s’améliorent pas, les entreprises pourraient reporter ou annuler leurs projets d’investissement, ce qui réduirait la productivité de la main-d’œuvre et la croissance potentielle de la production. Il en résulterait des déficits budgétaires et une dette fédérale plus élevés que prévu.
Principal risque de hausse : Prix de l’énergie
Une période prolongée marquée par des prix de l’énergie élevés favoriserait une croissance du revenu réel et des recettes publiques supérieure aux prévisions de référence. L’exposition des ménages est partiellement atténuée par l’Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels et par la suspension temporaire de la taxe d’accise fédérale, laquelle prend fin le 7 septembre 2026. Toutefois, si ces prix persistent plus longtemps que prévu, les pressions inflationnistes qui en résulteraient pourraient nécessiter un resserrement de la politique monétaire par rapport aux prévisions actuelles.
Cibles budgétaires
Dans la Mise à jour économique du printemps 2026, le gouvernement a réaffirmé son engagement à l’égard de deux cibles budgétaires : maintenir le ratio du déficit au PIB sur une trajectoire descendante au cours de la période de projection et équilibrer les dépenses de fonctionnement et les recettes d’ici 2028-2029.
Afin d’évaluer la résilience des finances fédérales face à des chocs plausibles qui dépassent les projections de références, le BDPB soumet le plan financier du gouvernement à des tests de résistance. Les tests de résistance, qui explorent systématiquement un large éventail de résultats, complètent l’analyse par scénarios traditionnelle afin de cerner les risques entourant les perspectives financières.
La présente section utilise la méthodologie élaborée dans le rapport du BDPB de janvier 2025, Test de résistance du point d’ancrage budgétaire et de l’objectif budgétaire du gouvernement, pour évaluer une gamme de résultats concernant le ratio du déficit au PIB et le ratio de la dette fédérale au PIB. L’approche s’appuie sur des décennies d’histoire économique et financière canadienne, y compris sur les récessions, les crises financières et les effondrements des prix du pétrole qui sont survenus, et utilise des milliers de combinaisons pour montrer l’éventail des possibilités.
Baisse du ratio du déficit au PIB
Comme le montre le tableau 2, le ratio du déficit fédéral au PIB devrait passer de 1,2 % en 2024-2025 à 2,2 % en 2025-2026, avant de diminuer à moyen terme pour s’établir à 1,5 % en 2030-2031, ce qui cadre avec la première cible budgétaire du gouvernement[^7].
Cela dit, le test de résistance révèle l’incertitude qui entoure cette trajectoire. À la lumière des chocs survenus dans le passé et des projections des PEF, nous estimons que la probabilité que le ratio du déficit au PIB diminue chaque année entre 2026-2027 et 2030-2031 est inférieure à 1 %.
Bureau de la directrice parlementaire du budget
Bureau de la directrice parlementaire du budget
La série est présentée par exercice financier (2018 correspond à l’exercice 2018-2019). La période de projection couvre les exercices 2026‑2027 à 2030‑2031.
Équilibre entre les dépenses de fonctionnement et les recettes d’ici 2028-2029
La deuxième cible budgétaire du gouvernement – équilibrer les dépenses de fonctionnement et les recettes d’ici 2028-2029 – est fondée sur le cadre de budgétisation des investissements en capital, qui sépare le solde budgétaire en deux composantes, à savoir les dépenses de fonctionnement courantes et les investissements en capital. Après 2028-2029, les emprunts ne seront autorisés que pour les investissements en capital, tandis que les dépenses de fonctionnement devront être entièrement financées par les recettes courantes.
Pour favoriser une transparence accrue, le BDPB prévoit de fournir aux parlementaires une évaluation indépendante de ce cadre dans un prochain rapport.
Ratio de la dette au PIB
Le Fonds monétaire international (FMI) a récemment recommandé de rétablir le ratio de la dette au PIB comme principale cible budgétaire pour le Canada, soulignant que cela renforcerait la discipline, la transparence et la crédibilité tout en préservant une marge de manœuvre budgétaire pour des investissements à haut rendement.
Le ratio de la dette fédérale au PIB devrait passer de 41,3 % en 2025-2026 à 42,5 % en 2030-2031 (figure 3)[^8]. Nos résultats indiquent que, compte tenu des chocs survenus dans le passé et des projections des PEF, la probabilité que le ratio de la dette fédérale au PIB en 2030-2031 soit inférieur à son niveau de 2025-2026 est de 39,6 %.
Bureau de la directrice parlementaire du budget
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La série est présentée par exercice financier (2018 correspond à l’exercice 2018-2019). La période de projection couvre les exercices 2026‑2027 à 2030‑2031.
Annexe A : Perspectives économiques détaillées
Statistique Canada
Bureau de la directrice parlementaire du budget
Statistique Canada
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Le taux de chômage et les taux d’intérêt (le taux des bons du Trésor à 3 mois et le taux des obligations du gouvernement à 10 ans) sont des valeurs de fin de période.
Annexe B : Composition du PIB nominal
Statistique Canada
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Annexe C : Perspectives de revenus détaillées
Finances Canada
Bureau de la directrice parlementaire du budget
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\* Les autres programmes incluent les Produits issus de la tarification de la pollution à retourner aux Canadiens et aux Canadiennes. Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.
Annexe D : Perspectives détaillées des dépenses
Finances Canada
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Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.
Annexe E : Compte des opérations de l’assurance-emploi
Finances Canada
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Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué. La période de prévision s’étend de 2025 à 2033.
Annexe F : Dépenses de programmes directes
Finances Canada
Bureau de la directrice parlementaire du budget.
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Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.
Annexe G : Perspectives de la dette fédérale
Finances Canada
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\* Les exigences d’emprunt en vertu de la *Loi autorisant certains emprunts* concernent la somme de la dette contractée sur les marchés par le gouvernement du Canada et les sociétés d’État mandataires. Ce montant peut différer légèrement de ce qui est déclaré dans les Comptes publics, qui comprennent un rajustement pour le coût amorti. Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.
Annexe H : Comparaison avec les perspectives de septembre 2025
Finances Canada
Bureau de la directrice parlementaire du budget
Finances Canada
Bureau de la directrice parlementaire du budget
Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.
Annexe I : Comparaison avec la Mise à jour économique du printemps 2026
Finances Canada
Bureau de la directrice parlementaire du budget
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Bureau de la directrice parlementaire du budget
Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.
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Communications
Citation
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Le déficit budgétaire devrait s’établir en moyenne à environ 64 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, le ratio du service de la dette atteignant 13,1 % d’ici 2030-2031. Nos prévisions de base sont globalement conformes à celles de la Mise à jour économique du printemps. Cela dit, les tests de résistance montrent que ces prévisions demeurent incertaines.
Directrice parlementaire du budget